Connaître, attirer et fidéliser les talents des multipotentiels innovants, et atypiques

Faire connaître pour les faire reconnaître les multipotentiels, atypiques, intuitifs, innovants et souvent visionnaires, est vital pour les entreprises, et encore plus pour les grands groupes qui ont parfois du mal à attirer de jeunes talents (qui vont souvent préférer démarrer leur carrière à l’étranger ou rejoindre une #startup), et à profiter des talents disruptifs qui ne faisant rien comme tout le monde, dérangent bien souvent leur entourage. Les multipotentiels cherchent du sens, de l’ autonomie, de la #liberté, des #challenges, des défis, de la diversité, de la confiance,… Ils aiment piloter des #projets pour lesquels ils puissent apporter leur point de vue #disruptif, leur façon de penser autrement, grâce à leur capacité à faire des #analogies et des #associations inédites . Ci-joint un extrait du dossier des Cahiers du BTP de janvier 2020 sur la question de savoir comment détecter, attirer et fidéliser les #talents.

Isaac Getz : les aspirations de la génération Y dans l’entreprise

Interview d’Isaac Getz (Professeur de Leadership et de l’Innovation à ESCP Europe)
par Fanny Guinochet

« La jeunesse remet en cause une absence de liberté dans l’entreprise, liberté à laquelle elle s’est habituée. L’entreprise sera adaptée aux jeunes le jour où elle arrêtera d’infantiliser les adultes »

On parle beaucoup de cette génération Y et des difficultés de manager la jeunesse. Est-ce la bonne manière d’appréhender le sujet ?

A mon avis, c’est réducteur. Chaque époque a sa jeunesse, sa génération, comme il y a eu les soixante-huitards ou d’autres. Il n’y a qu’à relire le roman Pères et fils d’Ivan Tourgueniev, paru au milieu du XIXe siècle. C’est du grand classique : la contestation de l’ordre précédent par ceux qui arrivent. Il n’empêche, le moment est particulier. Et il n’y a pas de fumée sans feu. La génération Y – et maintenant Z – est révélatrice des maux de l’entreprise classique. Cette jeunesse remet violemment en cause une absence de liberté dans l’entreprise, liberté à laquelle elle s’est habituée. En effet, la hiérarchie bureaucratique – le mode d’organisation classique – déresponsabilise et infantilise les salariés. Lire la suite

Jeunes diplômés : un début de carrière à l’étranger ?

Par Grégory Herbé –

A peine leur diplôme en poche, les jeunes sont de plus en plus nombreux à faire leurs valises dans l’optique d’une carrière à l’étranger.

Selon une étude publiée en février 2013, 27% des jeunes diplômés souhaitent démarrer leur carrière à l’étranger. En 2012, ils n’étaient que 13% à envisager un départ. Alors quelles raisons poussent de plus en plus de diplômés à s’exiler ?

C’est tout le marché français du travail qui est remis en question par le nombre croissant de jeunes souhaitant quitter le pays. La difficulté à trouver un emploi constitue la première raison qui pousse les jeunes à voir l’expatriation comme une solution viable.

Leurs recherches sont souvent très (trop) longues, avec une moyenne de 15 semaines de recherche. Près de 4 jeunes sur 10 n’ont même jamais décroché un seul entretien. Lorsque d’autres obtiennent en moyenne 3 entretiens ne donnant pas suite.

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