Les employeurs délaissent le diplôme au profit des émotions

Pour les employeurs, le diplôme n’est «pas un critère essentiel», selon une étude de Pôle emploi qui révèle également l’importance des compétences dites «comportementales».

Pour la majorité des employeurs, le critère du diplôme n’est «pas essentiel» et ceux-ci regardent de plus en plus les compétences dites «comportementales», selon une étude réalisée par Pôle Emploi, publiée mercredi. Pour 59% des employeurs, «le diplôme n’est pas un critère essentiel», selon cette étude présentée à l’occasion des «rencontres de l’emploi» organisées par l’opérateur public. Cette enquête relève aussi l’importance des «compétences comportementales», dites «soft skills» dans le langage des ressources humaines.

Pour 60% des employeurs, ces compétences comportementales sont jugées «plus importantes que les compétences techniques». Il s’agit par exemple de la «capacité d’adaptation», de la «capacité à s’organiser» ou encore de «l’autonomie». À l’occasion de ces rencontres, consacrées au thème du recrutement, Karine Meininger, directrice chargée de l’offre de service aux demandeurs d’emploi chez Pôle Emploi, a précisé que «20.000 personnes» allaient bénéficier en 2018 d’une prestation de savoir-être, et que leur nombre serait porté à «80.000» en 2019.

«Un informaticien qui a de l’empathie, cela vaut de l’or !» – Charles-Henri Dumon, fondateur et patron du cabinet de recrutement Morgan Philips.

Il s’agit de «travailler sur l’assiduité, la ponctualité, mais aussi cette capacité à communiquer, à vendre un peu son potentiel, son talent et aussi travailler sur des dimensions plus personnelles comme l’autonomie, la réactivité (…)», a-t-elle ajouté. Le directeur général de Pôle Emploi, Jean Bassères, avait indiqué en décembre qu’il était favorable à une «prestation de savoir-être». «Je suis frappé de voir que beaucoup d’employeurs, quand on leur demande leurs difficultés de recrutement, évoquent les comportements, il faut qu’on travaille cela», avait-il dit devant les députés à l’occasion d’une audition lors du renouvellement de son mandat.

«La personnalité des candidats, leur intelligence émotionnelle, leur empathie sont des éléments de plus en plus capitaux dans les process de recrutement», expliquait il y a quelques semaines au Figaro Charles-Henri Dumon, fondateur et patron du cabinet de recrutement Morgan Philips. Y compris pour des postes comme les ingénieurs, et autres métiers a priori moins axés sur la communication.» Il ajoute même ces mots, qui confirment les observations de Pôle emploi concernant le diplôme: «Un informaticien qui a de l’empathie, cela vaut de l’or! Le profil du parfait élève, très scolaire, a en revanche du souci à se faire.»

 

Emotional Intelligence Has 12 Elements. Which Do You Need to Work On?

Esther is a well-liked manager of a small team. Kind and respectful, she is sensitive to the needs of others. She is a problem solver; she tends to see setbacks as opportunities. She’s always engaged and is a source of calm to her colleagues. Her manager feels lucky to have such an easy direct report to work with and often compliments Esther on her high levels of emotional intelligence, or EI. And Esther indeed counts EI as one of her strengths; she’s grateful for at least one thing she doesn’t have to work on as part of her leadership development. It’s strange, though — even with her positive outlook, Esther is starting to feel stuck in her career. She just hasn’t been able to demonstrate the kind of performance her company is looking for. So much for emotional intelligence, she’s starting to think.

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How to Be Emotionally Intelligent

Voici un article de Daniel Goleman paru dans le NY Times . Il est à mettre en relation avec l’article du même auteur publié dans ce blog sous le titre : Leaderships that gets results”; une synthèse que j’avais faite à partir d’un article paru dans la Havard Business review.
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What makes a great leader? Knowledge, smarts and vision, to be sure. To that, Daniel Goleman, author of “Leadership: The Power of Emotional Intelligence,” would add the ability to identify and monitor emotions — your own and others’ — and to manage relationships. Qualities associated with such “emotional intelligence” distinguish the best leaders in the corporate world, according to Mr. Goleman, a former New York Times science reporter, a psychologist and co-director of a consortium at Rutgers University to foster research on the role emotional intelligence plays in excellence. He shares his short list of the competencies. Lire la suite